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samedi 24 septembre 2011

Ali Saleh rentre discrètement au Yémen


Washington et Paris pressent le président yéménite de céder «sans délai» ses pouvoirs.

Après plus de trois mois d'hospitalisation en Arabie saoudite, le président Ali Abdullah ­Saleh, 69 ans, est discrètement rentré dans son pays, vendredi à l'aube, à bord d'un avion privé qui s'est posé sur l'aéroport de Sanaa, juste après sa réouverture. Ni comité d'accueil, ni cortège d'honneur: le raïs, qui avait été la cible d'un attentat le 3 juin dernier, a joué profil bas pour un retour surprise dans un pays au bord de la guerre civile, où son autorité reste plus que jamais contestée par la rue. Même son vice-président, Abd Rabo Mansour, à qui Saleh avait transmis certains de ses pouvoirs, n'avait pas été mis dans la confidence.
Le raïs, en bonne santé selon ses proches, n'est pas apparu à la télévision, se bornant à faire publier un communiqué appelant «toutes les parties politiques et militaires à un cessez-le-feu et au dialogue». Son retour intervient après une nouvelle flambée de violences, qui a fait plus de 100 morts, cette semaine, entre ses partisans et les opposants à son maintien au pouvoir. Vendredi, ces derniers sont encore massivement sortis dans la rue, exhibant des photos de victimes de la répression. À quelques encablures de là, des pro-Saleh défilaient également, scandant «Ali, on t'aime», et accusant l'oppo­sition de tentative de coup d'État. Une référence à l'attentat dont Saleh a mira­culeusement réchappé le 3 juin dans la mosquée de son palais et qui est im­puté au clan rival des al-Ahmar.

Chiffon rouge  

Que compte faire le raïs ? On en saura plus sur ses intentions réelles ce dimanche, après un discours que Saleh doit prononcer à l'occasion du 49e anniversaire de la révolution du 26 septembre 1962, qui instaura la République dans ce pays pauvre de la péninsule arabique. Pour l'opposition, son retour «signifie plus de divisions et ­l'escalade dans la confrontation», selon un de ses responsables, Abdel Hadi al-Azizi. Malgré les pressions internationales, Saleh refuse de céder le pouvoir et de signer un plan de sortie de crise élaboré par les monarchies du Golfe.
Ces derniers jours, les combats ont opposé les troupes d'élite de la garde républicaine, commandée par son fils Ahmed, à des unités de l'armée, qui ont fait défection pour rejoindre l'opposition avec le renfort de combattants des principales tribus du pays. Une trêve conclue mardi a volé en éclats dès le lendemain. «Saleh n'a pas voulu revenir en triomphateur qui va rétablir son pouvoir ni se venger de ceux qui ont cherché à le tuer, analyse un observateur joint par téléphone à Sanaa. Mais il faut rester prudent. Après plus de cent morts en quelques jours, son retour agit aussi comme un chiffon rouge devant ses ennemis.» Consciente de la fragilité de la situation, les États-Unis et la France ont appelé vendredi Saleh à organiser un «plein transfert de ses pouvoirs», en signant le plan de sortie de crise des monarchies du Golfe.
source:Le Figaro


 

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