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jeudi 9 février 2012

Crise syrienne: la France tente d'obtenir le soutien russe au plan de la Ligue arabe



Manifestation contre le gouvernement syrien à Doha au Qatar, le 8 février 2012.
REUTERS/Fadi Al-Assaad
 
 
 

Par RFI
Le président français Nicolas Sarkozy a pris l'initiative d'appeler, mercredi 8 février, son homologue russe, Dmitri Medvedev pour lui demander son plein soutien au plan de la Ligue arabe. Celui-ci, proposé en janvier 2012, initie un processus de transition démocratique pour sortir de la crise en Syrie. Tout en constatant des divergences entre les positions française et russe, le président Nicolas Sarkozy a souhaité que la Russie appuie l'initiative afin de convaincre le président syrien de quitter le pouvoir et éviter ainsi une guerre civile qui menacerait la stabilité de toute la région.

Le président français a insisté auprès du président russe sur la nécessité d'accentuer la pression sur Damas afin que cesse la répression contre le peuple syrien qui aspire à la liberté. Il a également regretté l'impasse au Conseil de sécurité des Nations unies, provoquée par le double veto russe et chinois au projet de résolution condamnant le régime de Bachar al-Assad pour le massacre des populations civiles.
Dans sa réponse, Dmitri Medvedev a mis en garde le président français contre toute action unilatérale précipitée. Un peu plus tôt dans la journée, lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, le président russe avait souligné la nécessité de chercher des solutions négociées pour aider les Syriens à régler eux-mêmes la crise actuelle.
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré qu'il ne croyait absolument pas aux assurances données à la Russie par le président syrien, concernant des réformes. Il a considéré qu'il s'agit d'une manipulation et a jugé que Moscou se trompait complètement sur la Syrie.
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EUROPEENS EN SYRIE: LES PREPARATIFS DE DEPART S'ACCELERENT
Avec notre bureau de Bruxelles
A Bruxelles, les préparatifs semblent s’accélérer tous azimuts et d’abord par crainte de voir la situation en Syrie empirer. L’Union européenne ne s’avance pas jusqu’à prédire que le scénario du pire va se concrétiser, mais la préparation de l’évacuation des ressortissants européens est désormais lancée.
Première étape : identifier les personnes concernées et les localiser. Elles seraient quelques milliers au total. Dans la pratique, des équipes du service diplomatique européen ont été envoyées au Liban et en Jordanie voisine afin de baliser le terrain. Dans ce contexte, personne ne songe plus, parmi les Vingt-Sept, à préconiser une mesure concertée de rappel des ambassadeurs comme l’ont fait la France, l’Italie ou l’Espagne. Les ambassades seraient plus que jamais nécessaires s’il fallait déclencher une telle évacuation.
Dans le même temps, les Vingt-Sept vont bon train dans la préparation de nouvelles sanctions à l’encontre de la Syrie. Après avoir évoqué un embargo étendu au commerce des diamants et métaux précieux, les Européens se penchent maintenant sur une interdiction de l’importation de phosphates. C’est une des ressources naturelles majeures de la Syrie et l’Europe absorbe 40 % de la production. L’impact de la mesure devrait donc priver le régime du président syrien Bachar el-Assad de revenus conséquents.
 
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