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samedi 24 mars 2012

Cameron part en campagne contre le «Binge Drinking»

«Nous devons nous attaquer au fléau de la violence créée par le binge drinking et nous devons le faire maintenant.» Crédits photo : MARTIN MEISSNER/ASSOCIATED PRESS

Le gouvernement britannique propose de créer des prix minimums par «dose» d'alcool pour limiter l'alcoolisme des jeunes.

Le gouvernement britannique prévoit d'augmenter les prix de l'alcool pour tenter de limiter la consommation excessive des jeunes. David Cameron avait le mois dernier annoncé son intention de s'attaquer au «scandale» du binge drinking, cette habitude d'absorber un maximum d'alcool en un minimum de temps.
Son gouvernement annonce vendredi un projet de loi créant des prix plancher. Le seuil de 40 pence (0,50 euro) par «dose» (soit 10ml d'alcool pur) est proposé et sera soumis à une consultation. Ce niveau, qui peut sembler relativement bas, vise les lots vendus dans les supermarchés, comme ce pack de 20 canettes de bière vendu 10 livres (12 euros) chez Asda. Les promotions de type «deux pour le prix d'un» seraient interdites.
Selon le gouvernement, cette législation permettrait d'éviter 9000 morts et 50.000 infractions liées à l'alcoolisme par an. Cette proposition, qui va à l'encontre du libéralisme économique britannique, reste controversée. Le précédent gouvernement travailliste avait dû renoncer à fixer des prix minimums face à la résistance de puissants lobbys. David Cameron a décidé d'aller de l'avant malgré le scepticisme, y compris de son ministre de la Santé, Andrew Lansley.

«Quand la bière est moins chère que l'eau»

«Le binge drinking n'est pas un problème marginal, cela représente la moitié de l'alcool consommé dans ce pays, devait déclarer le premier ministre dans un discours vendredi. La criminalité et la violence qu'il entraîne surchargent nos hôpitaux, créent le désordre dans nos rues et répandent la peur dans les quartiers. Mon message est simple. On ne peut pas continuer comme cela. Nous devons nous attaquer au fléau de la violence créée par le binge drinking et nous devons le faire maintenant. Quand la bière est moins chère que l'eau, c'est trop facile de s'enivrer grâce à de l'alcool bon marché avant même de mettre un pied dans un pub.»
Les jeunes Anglais ont développé l'habitude de «se charger» en alcool chez eux avant de sortir le week-end. Les rues des centres-villes le vendredi et le samedi soir sont le théâtre de scènes de liesse et de comportements peu en phase avec le traditionnel flegme britannique. À tel point que les services de santé positionnent le week-end dans ces quartiers des unités de secours avancées pour traiter les innombrables cas de comas éthyliques. La fin de la limitation des horaires d'ouverture des pubs a prolongé le problème toute la nuit. Des conseils municipaux songent à taxer les débits de boisson pour financer ces services de secours et de maintien de l'ordre.
La Grande-Bretagne est le pays le plus frappé par ce phénomène en Europe: 12% de la population avoue boire jusqu'à dix verres en une soirée, selon une étude d'Eurobaromètre. La consommation d'alcool a entraîné une augmentation de 25% des cancers du foie en Grande-Bretagne depuis dix ans, particulièrement chez les quadragénaires.
source : Le Figaro.fr






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