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mercredi 21 mars 2012

Le don de moelle osseuse souffre de préjugés

RAJAU/PHANIE/phanie

La France manque de donneurs potentiels de moelle osseuse. En cause, une méconnaissance de la procédure et de ses contraintes.
En 2011, sur 2000 personnes atteintes d'une maladie grave du sang (leucémie, lymphome, etc.), 30% n'ont pas pu recevoir de greffe de moelle osseuse, faute de donneurs compatibles. «On a une chance sur un million de trouver deux personnes ayant la même histoire génétique, précise le Dr Evelyne Marry, directrice du registre France Greffe de moelle de l'Agence de la biomédecine. Donc plus on a de donneurs référencés, mieux c'est.» Relativement simple, cette pratique consiste à prélever des cellules souches, responsables de la production de cellules sanguines et immunitaires, dans le sang ou les os du bassin.
Pour l'heure, 197.000 personnes sont inscrites sur le registre français des donneurs. Un nombre encore insuffisant selon l'Agence de la biomédecine qui souhaite recruter 18.000 volontaires supplémentaires en 2012, à l'occasion de la 7e semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse. Pour atteindre cet objectif, une campagne de sensibilisation vient d'être lancée afin d'encourager et de rassurer les potentiels donneurs qui connaissent peu cette forme de don.
Qui peut devenir donneur?
Il faut être en parfaite santé et ne pas prendre de médicaments de manière chronique, avoir entre 18 et 50 ans révolus au moment de l'inscription.
Comment s'inscrire?
Par téléphone, sur papier ou sur Internet, le volontaire remplit un formulaire d'inscription. Puis, un entretien médical et une prise de sang sont réalisés afin de déterminer la «carte d'identité biologique» du donneur qui sera comparée à celle d'un receveur pour estimer le taux de compatibilité entre les deux individus.
Le don n'est donc pas immédiat. Il faut attendre que le donneur inscrit soit compatible avec un patient. Le volontaire est contacté par le centre donneur pour fixer la date du prélèvement qui se déroulera entre un et trois mois plus tard. «C'est un engagement sur la durée, rappelle le Dr Evelyne Marry. On peut attendre longtemps avant d'être sollicité pour un don.»
Quelles sont les méthodes de don?
Il existe deux modes de prélèvement des cellules de la moelle osseuse: le prélèvement dans le sang et le prélèvement dans les os postérieurs du bassin. Dans le premier cas, un à deux prélèvements d'une durée de quatre heures sont nécessaires, après avoir reçu un médicament par injection sous-cutanée, quelques jours auparavant. Dans le second, le prélèvement par ponction se déroule en bloc opératoire sous anesthésie générale et nécessite 48 heures d'hospitalisation.
•Y a-t-il un risque?
Il ne faut pas confondre moelle osseuse et moelle épinière. Il n'existe aucun risque de paralysie lors d'un don de moelle osseuse.
•Est-ce douloureux?
Le Dr Evelyne Marry précise que «la méthode médicamenteuse peut entraîner des symptômes grippaux, tels que des maux de tête ou des courbatures. On ne peut donc pas nier l'existence d'une douleur mais elle peut être très variable d'un individu à l'autre et se calme facilement avec la prise de simples antalgiques pendant deux à trois jours». En ce qui concerne la méthode sous anesthésie générale, «le patient ressent des douleurs dans le bas du dos qui disparaissent facilement en prenant du Doliprane».
• Le don est-il pris en charge à 100% par la Sécurité sociale?
«La loi est claire, affirme le Dr Evelyne Marry, tout est pris en charge et les éventuels frais avancés lui seront remboursés.» Quant aux salariés, la législation prévoit de prendre en charge l'organisation d'un arrêt de travail.
source : Le Figaro.fr






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