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lundi 18 juin 2012

Égypte : les Frères musulmans revendiquent la victoire

Les Frères musulmans ont revendiqué aujourd'hui la victoire de leur candidat Mohammed Morsi à l'élection présidentielle en Egypte, annonce aussitôt contestée par son rival Ahmad Chafiq, une ancienne figure du régime de Moubarak renversé en février 2011. Peu après la fermeture des bureaux de vote, la junte aux commandes du pays s'est elle attribué de vastes prérogatives, dont le pouvoir législatif.

"Le docteur
Mohammad Morsi est le premier président de la république élu par le peuple", a affirmé sur son compte Twitter le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), bras politique des Frères musulmans, présidé par M. Morsi. Son directeur de campagne, Ahmad Abdelati, a pour sa part affirmé lors de la même conférence de presse que M. Morsi avait obtenu 52,5% des voix contre 47,5% pour son rival Ahmad Chafiq, après dépouillement des bulletins dans près de 98% des bureaux de vote et en tenant compte du vote des Egyptiens à l'étranger dont les résultats ont été compilés ces derniers jours.

Cette annonce a aussitôt rejetée par le camp de M.
Chafiq, un général à la retraite considérée comme le candidat de l'armée qui tient les rênes du pays depuis la chute de Moubarak et s'est arrogée dimanche des vastes prérogatives réduisant largement les pouvoirs du futur président. "Nous la rejetons totalement" a déclaré à la presse un responsable de la campagne de M. Chafiq, Mahmoud Barakeh. "Nous sommes étonnés par ce comportement bizarre qui revient à détourner le résultat de l'élection", a-t-il ajouté.

Résultats officiels le 21 juin


Après l'annonce de sa victoire, M. Morsi a remercié lors d'une allocution dans son QG ceux qui ont voté pour lui et s'est engagé à travailler "main dans la main avec les Egyptiens pour un avenir meilleur, pour la liberté, la démocratie et la paix". Il a aussi promis de "servir tous les Egyptiens" quelles que soient leur obédiences politiques ou religieuses.


Les résultats officiels doivent être annoncés le 21 juin par la Commission électorale.

Mais la junte aux commandes du pays s'est d'ores et déjà attribuée dimanche de vastes prérogatives, dont le pouvoir législatif. Quel que soit le vainqueur du scrutin l'essentiel du pouvoir restera ainsi aux mains des militaires jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée du peuple à la place de la chambre dissoute samedi.

Les nouvelles dispositions, vivement contestées par les Frères musulmans et les partis de la mouvance révolutionnaire qui les ont assimilées à "un coup d'Etat", sont contenues dans une Déclaration constitutionnelle complémentaire publiée par le Conseil suprême des forces armées (CSFA). Le nouveau texte stipule que le CSFA exercera le pouvoir législatif "jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée du peuple". Ce scrutin ne pourra toutefois pas avoir lieu avant la rédaction d'une nouvelle constitution par une commission ad hoc et son adoption "par voie de référendum", précise le texte.


La rédaction de la nouvelle constitution sera confiée à une "commission constitutionnelle représentant tous les segments de la société" et qui disposera de trois mois pour terminer ses travaux, ajoute le texte. Le CSFA s'accorde en outre un droit de veto sur tout article qu'il estime "contraire aux intérêts suprêmes du pays".


Le texte donne également le droit au CSFA de former une nouvelle commission constitutionnelle si l'instance actuelle, dominée par les islamistes, "est empêchée d'accomplir son travail". La Déclaration stipule aussi que le CSFA du maréchal Hussein Tantaoui "dans sa composition actuelle a pouvoir de décision pour tout ce qui relève des forces armées, la nomination de ses commandants et la prolongation de leur service".

source: Le Figaro 

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