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lundi 25 juin 2012

Vallaud-Belkacem veut abolir la prostitution

Dans un entretien au JDD, la ministre des Droits des femmes rappelle que tous les partis ont voté l'an dernier une résolution préconisant la pénalisation des clients.

«Je ne suis pas naïve», assure Najat Vallaud-Belkacem, qui caresse pourtant un rêve pour le moins ambitieux: «voir la prostitution disparaître». Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, la ministre des Droits des femmes, qui va présenter mercredi sa feuille de route au Conseil des ministres, explique qu'elle souhaite voir la France «se donner les moyens» d'abolir la prostitution. Il s'agit «de protéger l'immense majorité des prostituées, qui sont d'abord des victimes de violences de la part des réseaux, des proxénètes». Environ 20.000 personnes se prostituent en France, selon diverses estimations, parmi lesquelles 80% sont étrangères. Une quarantaine de réseaux sont démantelés chaque année.
Cette prise de position s'inscrit dans la continuité de la politique française en la matière. En décembre 2011, les députés de droite et de gauche ont voté en faveur d'une résolution réaffirmant «la position abolitionniste» adoptée par la France en 1960 et préconisant de pénaliser les clients de la prostitution. Dans la foulée, la députée socialiste Danielle Bousquet et son homologue UMP Guy Geoffroy avaient déposé une proposition de loi allant en ce sens, prévoyant des peines qui pourraient aller jusqu'à deux mois d'emprisonnement et 3750 euros d'amende. «Pour tirer toutes les conséquences de la résolution de l'Assemblée nationale, nous organiserons une conférence de consensus», ajoute Najat Vallaud-Belkacem, sans donner de calendrier précis.

Inefficacité

Un des sujets qui pourrait être abordé est le sort du délit de racolage passif, instauré par Nicolas Sarkozy en 2003. Le candidat François Hollande avait estimé en mars qu'il fallait supprimer ce délit qui, disait-il, «se traduit par un moindre accès aux soins et aux services sociaux pour les personnes prostituées». D'ailleurs, Danielle Bousquet admettait qu'«en toute logique, la suppression du délit de racolage devrait être un préalable à la pénalisation du client».
Mais si l'idée de responsabiliser le client a fait l'objet d'un rare consensus dans les rangs de l'Assemblée, il n'en va pas de même sur le terrain. Défenseur de la prostitution librement choisie, le Syndicat des travailleurs du sexe (Strass) dénonce sa répression. Le syndicat a de nouveau manifesté à Paris début juin pour critiquer la proposition de loi, avertissant que pénaliser les clients ne ferait que précariser davantage les travailleuses du sexe: contraintes de se tourner vers des intermédiaires, donc des réseaux, elles seraient poussées vers plus de clandestinité et éloignées des associations de prévention.
Les détracteurs de la résolution pointent également les enseignements de la Suède, qui criminalise le client depuis 1999. Si la prostitution de rue y a fortement baissé, une large partie de l'activité se déroule désormais sur Internet. Pas sûr, donc, qu'une loi pénalisant le client soit efficace face à la prostitution invisible, celle qui fleurit dans les salons de massage, les appartements et surtout sur Internet, et qui représente la majorité du marché.
source : Le Figaro

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