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mercredi 18 juillet 2012

Cyclisme, Tour de France Virenque : «Si j’étais là…»

Richard Virenque, récemment attaqué par le Maillot Jaune actuel du Tour de France Bradley Wiggins, regrette la fadeur du cyclisme actuel.
Chaque matin, au village départ, une cohue se propage devant le stand Carrefour (partenaire du maillot à pois). Au fond, Richard Virenque reproduit autographes, pose comme un automate auprès de fans radieux de repartir avec un souvenir de l’ancien lauréat de sept classements de la montagne. L’ex-symbole de la génération EPO a été pardonné. Consultant reconnu, il opère à la télévision (Eurosport) et à la radio (Europe 1). Un été sans Tour de France ? «Oui, c’est possible. Ça ferait du bien. Ce serait mon deuxième après 1998 quand on m’a mis en vacances», sourit-il.
Comment expliquez-vous une telle popularité ?
Richard Virenque : Honnêtement, je ne l’explique pas. J’ai récemment calculé. Cela fait huit ans que j’ai arrêté. Mais j’ai l’impression que ma carrière s’est terminée l’année dernière. C’est impressionnant.
Lors d’une tribune publiée dans The Guardian, Bradley Wiggins a expliqué qu’il ne comprenait pas, en vous citant, comment un coureur passé par la case dopage puisse devenir un héros national…
J’ai été un peu surpris par ses dires. Il est clair que j’ai été frappé par le dopage. Mais je crois que c’est le cyclisme en général qui a été touché. Pendant plusieurs années, j’ai porté tout ça sur les épaules, pour tout le monde. Je crois qu’il était bien placé pour le savoir. J’ai su revenir par la petite porte et sortir par la grande. Je me suis remis en question comme d’autres coureurs l’ont fait. Qu’il soit dur avec moi, je ne comprends pas vraiment. Il a peut-être un problème avec la popularité. Il n’a qu’à regarder mon chemin, mon parcours, peut-être comprendra-t-il.
Vous dites-vous parfois que vous auriez aimé courir à une autre époque que celle qui a été la vôtre ?
Non, je suis content d’avoir vécu mon époque, et de m’être fait plaisir. Parce que j’ai eu cette chance-là. A tout moment, j’ai pu donner du plaisir aux gens. J’ai battu le record de maillots à pois (sept). Les gens, je pense, sont sensibles aux émotions que j’ai pu leur offrir.
Et courir dans la période actuelle ?
Ah ça, oui ! Plusieurs fois, ça me «gratte». Quand je vois des actions de course un peu fades, je me dis : «pff, si j’étais là, je leur en mettrais plein la tête». Oui, ça me démange fortement.
Dans les Alpes, on arrive quasiment dans les stations par l’autoroute. Les Pyrénées, elles, sont restées sauvages
— Richard Virenque
Quel regard portez-vous sur ce Tour de France 2012 ?
Malheureusement, les coureurs se contentent des grandes difficultés. On compte les quatre étapes de montagne, on ajoute les deux contre-la-montre, le Tour se joue sur six jours. C’est un peu rageant. L’année dernière, le tracé offrait du piment un peu partout. Là, on s’est un peu trop ennuyé avec la première semaine. C’était le royaume des sprinteurs. On va enfin rentrer dans le vif du sujet. Vivement mercredi et jeudi.
On vous a souvent assimilé aux Pyrénées, alors que dans les faits, vous avez gagné plus d’étapes dans les Alpes (quatre contre deux, plus une à Saint-Flour). Comment l’expliquez-vous ?
Oui, en effet. Il y a une association qui est toujours faite entre moi et les Pyrénées. Mais j’ai aussi gagné dans les Alpes, au Mont Ventoux par exemple. La montagne me réussit tout simplement.
Quel rapport entretenez-vous avec les Pyrénées ?
C’est là où j’ai été découvert. En 1992, pour ma première participation, le Tour partait de Saint-Sébastien. Deux jours après, je prenais le maillot jaune à Pau. J’ai commencé à faire des performances dans les Pyrénées. Je gagne ma première étape de montagne à Luz-Ardiden (en 1994), ma seconde à Cauterets (1995). Il est clair que j’ai toujours apprécié les Pyrénées parce qu’on arrivait dans mon domaine : la haute montagne. Les parcours rudes, la route qui ne rend pas vraiment, la chaleur, c’était parfait pour moi.
Les Pyrénées sont-elles plus une montagne de grimpeur ?
Les Alpes aussi sont faites pour les grimpeurs mais dans les Pyrénées, il y a un côté de pureté. Peut-être parce qu’il n’y a pas eu les Jeux Olympiques. Dans les Alpes, on arrive quasiment dans les stations par l’autoroute. Les Pyrénées, elles, sont restées sauvages.
A mon avis, Froome est plus fort que Wiggins en montagne
— Richard Virenque
Comment jugez-vous les deux étapes de mercredi et jeudi ?
Le programme est copieux. Les Pyrénées sont cette année le massif montagneux le plus dur. On sera dans les trois, quatre derniers jours du Tour de France. La fatigue est présente. Il y a vraiment de quoi faire au niveau des difficultés. Malheureusement, on n’a pas eu beaucoup d’étapes de montagne de ce genre. Je pense qu’il y aura quelques bouleversements au général.
Bradley Wiggins va-t-il gagner le Tour de France ?
Il est bien parti pour. Il a une super équipe autour de lui. Mais attention, il ne faudrait pas qu’un grain de sable grippe la machine, et le grain de sable peut venir de sa propre équipe.
Un grain de sable qui s’appelle Chris Froome…
A mon avis, il est plus fort que Wiggins en montagne. Prendra-t-il l’opportunité de gagner le Tour de France ? Il n’est pas sûr qu’il soit aussi bien l’année prochaine. Il faut parfois saisir ce qu’on a devant soi. Il joue l’équipier mais en même temps, il a ses envies. Il devrait y réfléchir à deux fois.
Peut-il réellement se permettre d’attaquer Wiggins ?
Si tout le monde attend la dernière ascension, Wiggins gagnera le Tour. Mais attention, si les autres leaders décantent la course de bonne heure... Ça risque de péter (sic) de partout et Froome pourrait alors profiter de la situation.
source : Sport24

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