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mardi 10 juillet 2012

Tennis, Wimbledon Federer : « C’était unique»

Après son succès sur Andy Murray, le Suisse Roger Federer commençait tout juste à réaliser qu’il venait de remporter son 17e tournoi du Grand Chelem et son 7e Wimbledon. Sans oublier la place de numéro un mondial qu'il reprend aussi.
Roger, ce titre est-il incomparable à tous les autres ?
Roger Federer : Une victoire dans n’importe lequel des Grands Chelems, et plus particulièrement ici, est spéciale. On ne s’habitue jamais vraiment. Aujourd’hui c’était unique parce que je jouais contre Andy. Et aussi parce que nous avons pu finir le match sous le toit, ce qui n’était jamais arrivé je crois pour une finale.
Vous sentez-vous lié plus particulièrement à ce tournoi ?
D’une certaine façon, oui. Je me sens mieux ici, je ne sais pas pourquoi. Du coup, j’ai l’impression d’être supposé bien jouer. Et au fil des années, j’ai réussi une belle série, même si les deux dernières éditions avaient été décevantes évidemment. Cette année, dans les grands matches, j’ai décidé de prendre l’initiative et d’attendre un peu moins les erreurs adverses. C’est comme ça qu’il faut gagner Wimbledon et c’est ce que j’ai fait aujourd’hui.
Ce titre et la place de numéro un ne sont pas apparus du jour au lendemain, à quel moment êtes-vous reparti dans cet esprit de conquête ?
Peut-être à Roland-Garros l’an dernier. J’étais très près contre Rafa en finale et j’ai très bien joué. Ici, contre Tsonga, et ensuite à l’US Open face à Djokovic, les choses ont mal tourné, mais je voulais continuer à y croire. Je voulais gagner des titres. Et puis Bâle m’a remis dans une spirale de victoires, suivi par Paris-Bercy et Londres. A partir de là, je savais que tout serait possible en 2012.
Avez-vous l’impression d’être meilleur qu’il y a 5 ans ?
J’espère. Mon dieu, je me suis tellement entraîné que je n’aimerais pas jouer plus mal qu’il y a cinq ans ! Je pense avoir vraiment fait un bon match lors de cette finale. Mais dans certains cas, on a une confiance tellement incroyable que les coups sortent. Aujourd’hui, j’ai plutôt géré. Mais je suis heureux d’avoir l’âge que j’ai maintenant. Je suis une personne différente de ce que j’étais à 25 ans. Je me sens plus équilibré et je ne voudrais pas changer quoi que ce soit.
Qu’est-ce qui est le plus dur, de conquérir la place de numéro un, d’y rester ou d’y revenir ?
Les trois. C’est dur d’y arriver, d’y rester et de la reprendre. Parfois, un grand chelem et un ou deux autres titres, ça suffit, parfois il faut plus. Mais tout cela ne se joue pas à grand-chose. Si j’avais remporté la balle de match contre Djokovic à l’US Open, on aurait été dans un mouchoir au moment de Rome je crois. C’était difficile, j’ai dû attendre pas mal de temps.
source : Sport24

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