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lundi 27 août 2012

Cyclisme, Tour de France «Armstrong était protégé»

Dans un entretien au Journal Du Dimanche, l’avocat Thibault de Montbrial assure que Lance Armstrong «était protégé» en France durant le Tour. Un témoignage accablant.
Comment est-il passé à travers les contrôles ?
Après la chute de Lance Armstrong, les langues se délient et l’organisation dont jouissait l'Américain durant ses années sur le Tour de France est mise à mal. «Les préleveurs ont éprouvé des difficultés à effectuer des contrôles inopinés sans que Lance Armstrong puisse bénéficier d'un délai de vingt minutes, témoigne Michel Rieu, conseiller scientifique de l’Agence française de lutte contre le dopage chez nos confrères du Monde. Il a été prévenu avant tous ses contrôles. En vingt minutes, beaucoup de manipulations sont possibles. Il effectuait des perfusions de sérum physiologique pour diluer son sang. Il remplaçait sa propre urine par une urine artificielle. Il s'administrait l'EPO par petites doses. La substance était indécelable.» Et le spécialiste d’ajouter que «sans les renseignements de la gendarmerie ou de la douane, il était impossible de combattre cette méthode
Etait-il «protégé» ? Par qui ?
C’est la grande question. Si l’Américain bénéficiait de moyens financiers conséquents, les nombreux appuis dont il aurait pu bénéficier, pour éviter d’être pris par la patrouille, sont à prendre en compte. «En France, tout le monde a fermé les yeux, assure Me Thibault de Montbrial, avocat dans l’affaire Festina et dans un dossier au Texas contre Armstrong, dans les colonnes du JDD. Lors du Tour de France 2005, l’équipe US Postal d’Armstrong a été à deux doigts d’écoper une perquisition à son hôtel. Je sais de très bonne source que vers 17 heures, alors qu’ils étaient devant l’hôtel, les enquêteurs français ont reçu un feu rouge. Et l’opération prévue a été annulée à la dernière minute. Je ne sais pas qui a donné cet ordre (…) A l’évidence, Lance Armstrong était bel et bien protégé en France.» Un avis partagé par Michel Rieu, qui va encore plus loin en affirmant que «ces appuis débordaient sur l’UCI et sur le Comité international olympique


Quelle était son organisation sur le Tour ?
Durant ses années sur le Tour de France, bon nombre d’observateurs se montraient impressionnés, voire interloqués face au grand barnum déployé par le clan Armstrong pour se protéger. «C'était fort Chabrol, ajoute Michel Rieu très au point sur cette question. On ne savait qu'à la dernière minute dans quel hôtel il s'était installé. D'où ces nombreux barrages. Ce fut un vrai parcours du combattant car il était prévenu sur ses lieux de résidence.» Et sa puissance financière faisait aussi la différence. «Il avait des moyens considérables pour se protéger et mettre en place une logistique. La rumeur voulait qu'il eût fait acheminer du sang depuis les Etats-Unis dans son jet privé
Comment était-il perçu au sein du peloton ?
Toute sa carrière fut l’occasion de mettre en relief le caractère bien trempé du Texan. Agaçant pour les uns, présomptueux pour les autres, Armstrong ne laissait personne indifférent. «Il s’est comporté en parrain du peloton, avance Me Thibault de Montbrial. C’est quelqu’un de manipulateur, capable de faire pression sur les autres coureurs.» Souvent, l’Américain n’a pas hésité à intimider verbalement et physiquement ses détracteurs. «Notamment ceux qui auraient voulu parler, comme Christophe Bassons par exemple (Ndlr : le Français s’était érigé contre le système Armstrong en 1999 sur le Tour de France et s’était mis le peloton à dos en prenant position contre le dopage)», argumente l’avocat.
Pourquoi jette-t-il l’éponge ?
 En décidant de dire stop à la procédure lancée contre lui, Armstrong opère un repli tactique parfaitement étudié. Jouissant d’une réputation hors du commun aux Etats-Unis, il n’a pas souhaité courir le risque du procès dans son pays. «C’est devoir témoigner sous serment, or vous ne faites plus carrière en politique aux Etats-Unis dans ce cas de figure, précise De Montbrial. Il fait donc ce qu’il a toujours fait, de la godille judiciaire. Il sait que tous les témoignages risquent d’être accablants. Il préfère dire qu’il arrête de se défendre, sans admettre le moindre dopage et perdre tous ses trophées. Mais il évite de témoigner. C’est un froid calcul… Il avait le choix entre le mal et le pire. Il a choisi un mal. Mais nul ne sait encore jusqu’où ira l’affaire
source : sport24

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