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dimanche 16 décembre 2012

Football, Ligue 1 Aulas : «Un fantastique défi»

Avant le choc contre le Paris SG, le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, explique comment il compte lutter face aux moyens colossaux du club de la capitale, aussi bien sur qu'en dehors du terrain.
Si le Paris SG fait toujours figure de grand favori pour le titre de champion de France, c’est bien Lyon qui occupe la place de leader avant de se rendre au Parc des Princes dimanche soir pour le compte de la 18e journée de Ligue 1. Une position qui fait évidemment le bonheur du président rhodanien, Jean-Michel Aulas, et qui décuple son envie de continuer à concurrencer l’ogre parisien, aussi bien sur qu’en dehors du terrain.
Que vous inspire ce match nul concédé face à Nancy mercredi (1-1), qui réduit votre marge de manœuvre avant de vous rendre au Parc des Princes ?
Jean-Michel Aulas : De la déception principalement, car nous restions sur de bonnes performances face à des clubs d’un standing a priori supérieur à celui de Nancy. Mais cela s’explique sans doute par le fait que nous sommes actuellement dans une spirale de matches très importants et que le fait de jouer le dernier à Gerland avait un caractère trop protecteur. Nous avons eu beau essayer de prévenir les joueurs, cela n’a pas suffi. Mais cette déception doit désormais amener une réaction le plus rapidement possible.
Lyon-Nancy
Ce résultat peut-il s’expliquer par la jeunesse de votre équipe ?
 A la fois oui et non. Oui car c’est évident que dans la durée, la jeunesse est souvent moins performante, moins régulière et moins capable de gérer ses efforts que des joueurs expérimentés. Ceci étant, face à Nancy, malgré les blessés et les suspendus, nous avions une équipe qui tenait la route en termes d’expérience puisque l’on récupérait Dejan Lovren et Lisandro. Donc je pense vraiment que le problème que nous avons rencontré est lié au fait que cette rencontre se situait au milieu de très gros matches. Recevoir Nancy dans ce contexte, qu’on le veuille ou non, est toujours délicat sur le plan de la concentration, de la gestion de l’effort et de son intensité.
 Depuis 25 ans que nous sommes à la tête de l’Olympique lyonnais, nous ne nous sommes pas beaucoup trompés
— Jean-Michel Aulas
Au-delà de cette déception passagère, vous devez cependant être très satisfait de la première moitié de saison réalisé par vos joueurs. Cette réussite n’est-elle pas néanmoins paradoxale après la cure d’austérité opérée l’été dernier, dont certains observateurs estimaient qu’elle allait faire entrer votre club dans le rang ?
 Non, je trouve notre réussite logique. Depuis 25 ans que nous sommes à la tête de l’Olympique lyonnais, nous ne nous sommes pas beaucoup trompés. Et aujourd’hui, rien ne dit que cette cure d’austérité n’est pas à l’origine de nos bonnes performances. D’autant plus que cette cure ne correspond pas au départ de tous les plus gros salaires. Non, plus simplement, nous avons effectué un certain nombre de choix qui n’ont pas été faits de manière aveugle, mais qui répondaient à une logique de remise en cause de certains statuts au sein du vestiaire. Cela a été fait de manière très pertinente, et nous en avons la preuve actuellement. Et puis cela me réconcilie parfaitement avec l’idée que j’aie de certains conseilleurs trop conservateurs. Il ne suffit pas de mettre des joueurs qui ont été bons un jour les uns à côté des autres pour qu’ils soient bons toujours. Dans le football, il faut du talent, évidemment, mais aussi de l’humilité et de la remise en cause. Et c’est ce que nous avons injecté dans l’équipe en incorporant de jeunes joueurs.
Donc cette place de leader ne vous étonne pas finalement…
 Disons que c’est surtout notre niveau de performance qui ne m’étonne pas. Si nos joueurs sont bons actuellement, c’est que l’environnement est bon, que le staff technique travaille intelligemment. Je pense en particulier à Rémi Garde, notre entraîneur, qui arrive à donner à tous ses joueurs les ingrédients dont ils ont besoin. Je pense que le groupe a de l’ambition car on a su lui expliquer qu’il avait le talent pour rivaliser avec les meilleurs. Peut-être pas avec le PSG, avec qui il y a une grande différence au niveau de la technique individuelle et du nombre de talents à disposition. Mais par rapport aux autres, ils sont convaincus qu’il y a quelque chose à faire.
Etes-vous réellement convaincu de ne pas être en mesure de devancer Paris SG en fin de saison ?
Sur la longueur d’un championnat, oui, je suis à peu près certain que c’est impossible pour nous. Sur un match, on peut lutter en revanche. Et si par bonheur nous avions six points d’avance sur Paris dimanche soir, bien sûr que l’on peut toujours rêver. Mais d’un point de vue rationnel, j’estime que le PSG n’a pas de concurrents en France à l’heure actuelle. D’autant plus avec ce que j’ai vu lors de la dernière journée. Sur ce qu’a montré le PSG face à Valenciennes, ce club a d’autres arguments que nous en ce moment.


N’auriez-vous pas préféré jouer Paris il y a trois semaines ?
Bien sûr que si ! A ce moment-là, il y avait de la place. Mais c’est aussi pour ça que ce sera difficile pour nous de finir devant une équipe qui est plus forte, car celle-ci a toujours la capacité de rebondir et de repartir encore plus fort. Le PSG d’il y a trois semaines était prenable. Mais depuis ce qui est pour moi son match référence face à Porto, ce n’est plus du tout le cas.
A-t-on peur avant d’affronter Zlatan Ibrahimovic ?
Bien sûr ! C’est cela aussi l’humilité dont je parlais. Il est légitime de craindre le talent, la force physique de Zlatan Ibrahimovic, tout comme cela l’est vis-à-vis de la vitesse de Jérémy Ménez ou de Lavezzi. Ceci étant, les joueurs qui vont les affronter auront une motivation à la dimension de cette crainte. Parfois, celle-ci génère le surpassement. Et on va évidemment jouer sur cette possibilité-là.
Le Paris SG tire le football français vers le haut à de multiples niveaux
— Jean-Michel Aulas
Entre Paris et Lyon, il semble aussi y avoir un match dans un futur proche au niveau du fair-play financier. Estimez-vous que les investisseurs qataris faussent le championnat ?
Sur le sujet, j’ai la vision d’un président de club et d’un vice-président de la LFP, qui est une vision très positive de ce que fait le PSG. Ce club tire le football français vers le haut à de multiples niveaux, comme son impact sur les droits de la télévision. Et on peut imaginer qu’après ses investissements sur des joueurs à l’étranger, l’équipe dirigeante du PSG est suffisamment pertinente et intelligente pour faire des acquisitions auprès des clubs français. Donc je pense vraiment que le football hexagonal ne peut que se féliciter de l’arrivée des Qataris. Après, sur la question de la mise en place du fair-play financier, j’ai effectivement quelques craintes. Les règles édictées par l’UEFA sont en effet antagonistes avec la politique actuelle du PSG. Mais je laisse le soin aux responsables du club parisien et de l’UEFA de régler ce différend.



La tranche d’imposition sur le revenu à 75% n’est-elle pas aussi problématique pour le futur, sachant que le club parisien a sans doute davantage les moyens de composer avec que d’autres clubs ?
 La mesure générale est problématique pour garder les meilleurs joueurs. Cela concerne effectivement en premier lieu le PSG, mais cela ne devrait pas les pénaliser plus que cela. Ils devront juste investir davantage pendant deux ans, qui devrait être la durée de vie de cette mesure, du moins c’est ce que l’on espère. Mais là où cette mesure devrait être plus discriminatoire pour les autres clubs, c’est vis-à-vis d’un club comme Monaco qui lui n’a ni charges sociales, ni impôts pour les joueurs. Donc pour moi, cette mesure n’entraîne pas un problème vis-à-vis du PSG, mais d’un autre club. Après, ce sera à nous de trouver un modèle économique qui s’inscrira dans un modèle de fair-play et qui nous permettra de concurrencer les plus grands clubs. Et c’est là qu’intervient la conception de notre propre stade, qui nous permettra de générer un certain nombre de recettes récurrentes.
Donc l’avenir de Lyon repose sur l’édification de ce stade, et aussi sur une solide politique de formation…
 C’est tout à fait ça. On a toujours le premier budget de France en matière de formation et c’est un secteur dans lequel nous avons toujours investi, même quand nous étions champions de France. Et l’on voit dans nos résultats cette année la part prise par l’émergence de ces jeunes. Et puis il y a cette nécessité aujourd’hui d’être propriétaire de notre stade, comme cela se fait en Allemagne notamment, ou à Arsenal. Il faut que les revenus remontent à 100% au club. Cela demande des investissements considérables que nous faisons en tant qu’actionnaire normal, en fonds propres, contrairement à d’autres attributions politiques. Ce qui permettra de respecter le prochain fair-play financier, ce sera d’avoir des recettes en ligne avec les dépenses. Et pour cela, il faut avoir une politique très fine en termes de salaires et savoir se construire les ressources de demain. Notre futur Stade des Lumières sera là pour cela. C’est un fantastique challenge pour nous que de lutter avec Paris avec nos moyens.
source : Sport24

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