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samedi 12 janvier 2013

Le roi Abdallah d'Arabie a annoncé vendredi la nomination de trente femmes au Conseil consultatif, une avancée symbolique.


Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a nommé vendredi trente Saoudiennes au Conseil consultatif, une première dans le royaume ultraconservateur.
Les femmes choisies pour cette instance, dont deux princesses, sont en majorité des universitaires ou des militantes de la société civile. Figure notamment parmi elles Thuraya Obaïd, qui a été secrétaire générale adjointe aux Nations unies.
Les impétrantes devront toutefois siéger dans une section réservée, et entrer par une porte réservée. Il ne s'agit pas d'une surprise, le roi ayant annoncé son intention il y a deux ans. La présence de femmes au conseil n'est pas non plus une nouveauté. L'institution comptait jusqu'ici douze «conseillères» cantonnées, il est vrai, aux domaines «féminins» tels que la famille ou les enfants.
Les trente «députées» représentent 20% des 150 membres, une proportion que le roi Abdallah souhaite maintenir. Le monarque nomme tous les membres et peut renouveler le Conseil consultatif tous les quatre ans. L'annonce a généralement été bien accueillie par les militantes de la cause des femmes. «Bien sûr, ce n'est pas la parité totale que nous demandions», dit au Figaro l'une des activistes les plus connues, l'historienne Hatoon al-Fassi. «Mais 20%, c'est un bon début.»

Devenir un véritable Parlement

Hatoon al-Fassi souhaite pourtant, à l'instar de nombreux intellectuels saoudiens, que le Conseil consultatif se transforme en véritable Parlement, élu au suffrage universel; mais elle estime toutefois que dans l'état actuel de la société, le roi se montre sur ce point plus libéral que ses sujets: «Aujourd'hui, aucune élection ne porterait 30 femmes à l'Assemblée.» C'est tout le paradoxe d'un roi absolu qui donne des avantages aux femmes sans pour autant libérer les hommes.
Les femmes pourront également participer pour la première fois en 2015 aux élections municipales partielles, le seul scrutin existant dans le royaume. Des élections symboliques, dans la mesure où seule la moitié des conseillers municipaux est élue. La nomination par le roi de femmes au Conseil consultatif peut tenir lieu de diversion pour éviter des élections parlementaires, comme au Koweït voisin, émirat en marche vers une monarchie constitutionnelle. Cette arrivée des femmes au Conseil peut d'ailleurs paraître tenir en elle-même du grand écart. Comme leurs collègues hommes, elles pourront proposer des lois, poser des questions aux ministres, et examiner certains budgets.

Les femmes n'ont toujours pas le droit de conduire

Mais dans la vie quotidienne, les «députées» serons toujours des êtres humains de seconde catégorie, devant demander l'autorisation de leur «gardien» mâle -mari, père ou fils- pour sortir du pays. Elle seront toujours soumises au bon vouloir de juges masculins qui interprètent la loi islamique, la plupart du temps en faveur des hommes.
Et elles n'auront toujours pas le droit de conduire, du moins dans les villes, les Saoudiennes prenant tous les jours le volant dans les campagnes. Une autre militante, Aziza al-Youssef, résumait ainsi récemment l'incohérence du système: «Je pourrai être nommée au Conseil consultatif, mais je ne pourrai pas m'y rendre en voiture.»
sousse : Le Figaro

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