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dimanche 16 décembre 2012

Rotshchild, un certain art de vivre

Ariane et Benjamin de Rothschild dans le salon vert et or de leur hôtel parisien. Bien qu'intéressés par l'art contemporain, ils sont aussi amateurs de mobilier et de peinture du XVIIIème siècle. Crédits photo : RAPHAEL GAILLARDE/Le Figaro Magazine



Ils sont banquiers, collectionneurs, mécènes, viticulteurs... Depuis près de trois siècles, leur nom est inséparable de l'histoire, comme en témoigne une exposition à la Bibliothèque nationale de France. Nous avons rencontré les héritiers de cette grande famille européenne.

Il y eut un temps où, en langage courant, la référence à Crésus pour rendre compte de l'infinie richesse a perdu de son pouvoir évocateur et cédé la place dans la mythologie des temps modernes à la référence à Rothschild. Il y eut également un temps, dans l'histoire de la célèbre famille, où le sobriquet qui la désignait fut rehaussé de la particule annonciatrice de l'anoblissement et du titre de baron. Ce n'était que la reconnaissance officielle de la place éminente qu'ont occupé les «de Rothschild» au temps de la Sainte-Alliance, sous la monarchie de Juillet, le Second Empire et les républiques à venir. Une ascension aussi rapide avait évidemment frappé les imaginations. Stendhal, le premier, écrira «riche comme Rothschild».
Leur arbre généalogique plonge ses racines dans le ghetto de Francfort-sur-le-Main, au milieu du XVIIIe siècle. L'ancêtre Mayer Amschel Rothschild habite avec sa famille une ruelle sordide. On ne lui accorde pas le droit d'exercer un métier noble, de vendre des étoffes ou même de devenir forgeron ou menuisier. Alors, comme beaucoup d'autres Juifs, il spécule, vit du commerce de l'argent, accepte de parcourir les routes d'Allemagne dans une mauvaise voiture pour recouvrer les intérêts dus à son protecteur, le margrave de Hesse. La force de Mayer, c'est qu'il n'agit pas seul: il envoie chacun de ses cinq fils s'établir dans une grande capitale d'Europe, organisant ainsi de solides réseaux d'information au sein de la famille. Bientôt, les Rothschild père et fils vont développer un système de courrier privé plus rapide que celui des Etats eux-mêmes. Les cinq frères mettent ainsi en place la première multinationale de l'histoire, devenant, du même coup, des «Européens» avant la lettre. C'est la source de leur puissance. Les Rothschild de la deuxième génération, parmi lesquels le cadet, James, que son père envoie à Paris, sont déjà des hommes fort riches.



Dans les salons de Waddesdon Manor, panneaux sculptés et meubles provenant de Versailles se succèdent. Aux murs, des portraits de l'école anglaise, des toiles de Greuze et de Lancret. dans les vitrines et sur les étagères, des porcelaines de Sèvres. Une abondance de bon ton. Crédits photo : RAPHAEL GAILLARDE/Le Figaro Magazine





À travers le destin de la famille Rothschild, l'exposition présentée à la BNF s'attache à la personnalité de James. Quand il arrive à Paris en 1812, il a 20 ans. Ivre de liberté, il se jette dans le travail avec une espèce de sauvagerie. Son ascension est fulgurante et l'on croise bientôt chez lui tout ce que Paris compte de diplomates, de ministres, d'aristocrates qu'il traite avec une certaine ironie. Les grands négociants fréquentent le cercle de la rue de Gramont? Lui se fera élire en 1829 au cercle de l'Union, le plus noble, le plus snob, et le plus rigoriste. Ses concurrents forment une bourgeoisie jalouse de ses conquêtes? James deviendra l'intime des Noailles, des Ligne, des princes d'Orléans. Rêvera-t-il alors de marier sa fille à un duc? Justement pas. Les Rothschild ne se mariaient qu'entre eux, préférant aux grandes alliances flatteuses des mariages entre cousins et nièces qui permettaient à la dot de rester dans le patrimoine familial commun. Dès le début de sa carrière, James, qui avait épousé sa cousine Betty, se rangea dans le camp de la contre-révolution, ce qui l'amena à combattre Napoléon en qui il voyait la résurgence de l'esprit jacobin, à choisir la Sainte-Alliance des monarques et donc à soutenir tout ce qui ressemblait à une Restauration après la tempête révolutionnaire. La longue guerre qui déchira l'Europe de 1792 à 1815 fut à l'origine de sa fortune. James devint le banquier de Louis XVIII et de Charles X, avant de devenir celui de Louis-Philippe et son homme de confiance. La faveur royale lui permit de bien se placer dans la grande révolution industrielle qui allait faire de lui le magnat des chemins de fer.
Comme ses frères, James sera pris de la passion de construire. Il demandera à l'architecte britannique Joseph Paxton de restaurer le château de Ferrières. C'était une propriété de légende, où 120 domestiques servaient plusieurs fois par semaine des dîners de 60 couverts, où on lessivait 80.000 pièces de linge à l'année, où les écuries pouvaient accueillir 80 chevaux et où un système de wagonnets en sous-sol permettaient d'acheminer les plats des cuisines dans la salle à manger.Typique de ce que l'on a appelé le «style Rothschild», la décoration de Ferrières était un mélange savamment dosé d'opulence et de confort, de goût du gigantesque et de passion vraie pour les oeuvres d'art. James sera le premier Rothschild à collectionner des tableaux. Son premier achat sera une toile de Jean-Baptiste Greuze, La Laitière, aujourd'hui au Louvre. L'école française n'était pourtant pas sa préférée, son intérêt le portait surtout vers les primitifs flamands tels que Jan Van Eyck (la Vierge et l'Enfant avec saints et donateurs) ou Hans Memling (la fuite en Egypte), deux chefs-d'oeuvre eux aussi légués au Louvre.



A Mouton, Philippine de Rothschild s'est entourée de peintures et de sculptures des XVIIIème et XIXème siècles, de «curiosités» en pierre dure et en porcelaine. Un mélange très réussi de beauté et d'originalité, qui fait le charme de Mouton. Crédits photo : ERIC SANDER/Le Figaro Magazine









Chaque Rothschild mériterait une biographie. Nathan, le frère de James, passait pour avoir de l'humour. Comme sa fille Hannah aimait la musique, il se laissa convaincre de donner un concert où Paganini vint jouer. Il le félicita en prenant l'accent yiddish: «Foilà une cholie muzique.» Il fit alors tinter des pièces de monnaie dans sa poche: «Za, z'est ma muzique à moi. Le monde l'égoute avec adention mais ne la respecte pas autant.» Les cousins Rothschild redoutaient la tante Alice, jardinière émérite mais redoutable bougon, qui agrippa un jour le bras de la reine Victoria en lui criant: «Arrêtez de marcher sur mes pelouses.» Il faudrait des volumes entiers pour expliquer les Rothschild et leurs châteaux, les Rothschild et les chevaux de course, les Rothschild et le vin. Des livres et des livres pour dresser la liste de leurs fondations. Et bien d'autres ouvrages encore pour énumérer les splendides oeuvres d'art dont ils ont fait don aux musées. Aujourd'hui encore, le nom de Rothschild est lié à l'origine du système bancaire international, à de fabuleuses richesses, à de la croissance sociale et à la montée sans pareille d'entreprises, ainsi qu'à un style de vie servant de critère. Est-ce pour cela que James de Rothschild, le vrai James, est cent fois plus passionnant que tous les Nucingen, Lucien Leuwen et autres Gundermann que, dit-on, il inspira à Balzac, Stendhal ou Zola?
source : Le Figaro

Gérard Depardieu dit renoncer à la nationalité française

Ulcéré par le premier ministre, qui a qualifié de «minable» son établissement en Belgique, l'acteur français explique dans une lettre ouverte se sentir «injurié». «Je vous rends mon passeport. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un citoyen du monde», prévient-il.

Une réponse à la hauteur de sa gouaille légendaire et de son goût pour la démesure. Ulcéré par les propos du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui trouve «minable» son établissement en Belgique pour échapper à la fiscalité de l'Hexagone, Gérard Depardieu a annoncé dimanche renoncer à sa nationalité française. Dans une lettre ouverte publiée par Le Journal du dimanche, le comédien estime avoir été «injurié» par le premier ministre.

Le héros du Dernier Métro commence ainsi sa «Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, premier ministre de M. François Hollande»: «“Minable”, vous avez dit “minable”? Comme c'est minable!» «Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis», remarque l'acteur. Rappelant avoir commencé à travailler «à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique», Gérard Depardieu affirme avoir «toujours payé (ses) taxes et impôts».

Belgique: des «raisons intimes» aussi

«Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande, M. Ayrault, premier ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous?», apostrophe celui qui prête ses traits au cinéma à Obélix. «Je n'ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j'ai payé 145 millions d'euros d'impôts en quarante-cinq ans, j'ai payé, en 2012, 85% d'impôts sur mes revenus et je fais travailler 80 personnes (...). Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot “minable”», insiste-t-il, répétant le qualificatif qui ne passe pas. Choix de mot sur lequel Jean-Marc Ayrault est, depuis, un peu revenu. «Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi», prévient l'acteur. «Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué», poursuit Gérard Depardieu.


Dans ses griefs, la star évoque aussi des raisons plus intimes. «Je trouve minable l'acharnement de la justice contre mon fils Guillaume(décédé en 2008, NDLR), condamné à de la prison ferme pour deux grammes d'héroïne quand tant d'autres échappaient à la prison pour des faits autrement plus graves.» «Je ne jette pas non plus la pierre à ceux qui ont trop de cholestérol ou trop d'alcool dans le sang et qui s'endorment sur leur scooter, je suis l'un des leurs», poursuit-il en allusion à ses derniers démêlés avec la justice. L'acteur comparaît le 8 janvier sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) pour conduite en état d'ivresse. «Malgré mes excès, mon appétit et mon amour de la vie, je suis un être libre Monsieur et je vais rester poli», conclut-il, théâtral.

Hollande pour une renégociation des conventions avec la Belgique

C'est la première fois que Gérard Depardieu s'exprime depuis l'annonce de son exil fiscal outre-Quiévrain, qui lui a valu de nombreuses critiques. Le président François Hollande a ainsi fait appel, vendredi, au «comportement éthique» de chacun, et a prôné une renégociation des conventions fiscales avec la Belgique. Un député socialiste a même proposé que les exilés fiscaux soient déchus de leur nationalité s'ils n'acquittent pas d'impôt en France. Une idée cependant impossible à réaliser sur le plan juridique. Les remarques ont également fusé du monde du spectacle. Line Renaud a dit ne pas comprendre comment on pouvait «quitter le bateau quand son pays est en difficulté».
En Belgique, Gérard Depardieu a acquis une maison à Estaimpuis, dont dépend le village de Néchin, à la frontière française, non loin de Roubaix. 2800 Français y résident déjà. À Paris, la vedette a mis en vente son hôtel particulier, situé rue du Cherche-Midi, à Saint-Germain-des-Prés. Une demeure de 1800 m² habitable qui serait évaluée à 50 millions d'euros.

 source : msn

Athlétisme: Christine Arron annonce qu'elle arrête sa carrière

AFP/Archives


La sprinteuse Christine Arron annonce dans le Journal du dimanche qu'elle met un terme à sa carrière, estimant à 39 ans qu'"il faut bien arrêter un jour".

"Après 35 ans, c'est devenu plus difficile au niveau récupération", confie la détentrice du record d'Europe du 100 m (10 sec 73), assurant qu'elle "aurait bien aimé continuer mais, bon, il faut bien arrêter un jour..."
Enceinte de quatre mois, elle explique que "c'est la décision d'avoir un enfant qui a entraîné la décision d'arrêter".
source : msn

dimanche 9 décembre 2012

Miss France 2013 : revivez les meilleurs moments de la cérémonie (2/2)


Pleine de vie. Fan des mystères de l’histoire de France. 





Dynamique, volontaire, trop franche. Passionnée de golf.




Naturelle, dynamique. Sa devise ? Carpe Diem. Pratique régulièrement le jet ski.




Animatrice dans un centre de loisirs. Franche sincère, généreuse et élégante.




Aimable, déterminée, toujours à l’écoute. Elle pratique la gymnastique artistique.




Authentique, généreuse, désordonnée. Ceinture noire de karaté.



Cette Miss adore la musique et joue de la batterie. Elle avoue avoir un tempérament de battante.




Aime les balades en plein air. Accorde une grande importance aux valeurs humaines.



Persévérante et curieuse. Adore faire des cupcakes, suivre son cœur et croire en ses rêves.




'Je m’autorise à voir les choses en grand'.




Passionnée de photographie.



C'est la 2e fois qu’elle se présente au concours Miss France. Passionnée par les parfums. Elle souhaite allier charme et caractère.



A été élue le jour de son anniversaire. Cette miss est toujours en mouvement. Très généreuse et très gaie, elle pratique la pétanque en famille.



Elle aime finir ce qu’elle entreprend et donner le meilleur d’elle-même. Pratique le cyclisme. Elue Miss Cycliste.



Elle pratique le handball et a l'esprit d'équipe.



Elle aime la précison et l'élégance, et fait de la danse indienne.



Spontanée, souriante, pleine d’humour, elle pratique la natation. Sa devise ? Fais de ta vie un rêve, et de ce rêve une réalité.




Très intéressée par l’art. Elle peint.



Etudiante infirmière. Aime apporter chaleur et réconfort dans les moments difficiles



Très sportive, cette jolie Tahitienne a très envie de porter haut et fort les valeurs de la France dans le monde.



Son but ? Toujours rester positive. Cette miss est volontaire, impliquée. Elle monte à cheval et s'investit dans de nombreuses oeuvres humanitaires.



Amour, humanité et partage sont ses maîtres-mots. Pétillante, entière, et spontanée, elle adore le sport.
source : msn

Miss France 2013 : revivez les meilleurs moments de la cérémonie (1/2)


Hier soir, Miss Bourgogne a été élue Miss France 2013, et succède donc à Delphine Wespiser.
Outre le couronnement de la charmante Marine Lorphelin, la soirée a été marquée par de nombreux moments forts.
Entre défilés en robes de soirées et maillots de bain, intervention surprise de Jamel Debbouze et Gad Elmaleh, et présentations mouvementées des candidates, cette élection a été riche en rebondissements.



Les 33 Miss ont fait leur entrée sur une musique de Whitney Houston, disparue cette année.
Le thème de la soirée : le cinéma et ses grandes actrices.


Comme d'habitude, Jean-Pierre Foucault est aux commandes


Sylvie Tellier, DG de la société Miss France, est aussi de la partie !


Cette année encore, Alain Delon présidait le jury de lélection Miss France. Il a choisi pour vice-présidente 'sa Mimi. Mireille Darc'.
L'actrice s'est d'ailleurs dit très heureuse d'assister à la soirée. Puis, s'adressant à Jean-Pierre Foucault, elle explique : 'Je vous aime beaucoup Jean-Pierre, mais je l’aime encore plus fort ».





Très humble, le top modèle explique : « J’ai été découverte au hasard, moi je n'aurais jamais eu le courage. Je les admire, elles sont très très courageuses ».




Maladroite, souriante, elle est passionnée de danse.





Très expressive, persévérante. Elle aime les surprises et faire de belles rencontres. Elle danse régulièrement la salsa.


 

Humble, elle sait reconnaître ses défauts. Elle est passionnée de curling.




Loyale. Passionnée par le chant.




Elle sait comment surmonter les difficultés et veut toujours prendre la vie du bon côté. Cette Miss aime se détendre, notamment grâce aux massages.



Humble, persévérante, elle sait s'affirmer et se dépasser pour atteindre ses rêves. Aime dessiner pour s’évader.



Etudiante en droit pour devenir juge pour enfants. Pense aux autres avant elle. Joue du piano.




Cette Miss est sapeur-pompier, et spécialisée dans le sauvetage en mer.




Persévérante, dynamique. Sa devise ? Les voyages forment la jeunesse. Pratique le motocross.



Souriante, curieuse, maladroite. Joue du violon.



Etudiante en droit. Veut devenir magistrat pour enfants. Basket. 
source : msn

dimanche 25 novembre 2012

Recette : Pain d'épice de Soline

Ingrédients
pour Pain d'épice de Soline

  • 250 g de farine
  • 1 sachet de levure
  • 1 oeuf battu
  • 2 c. à café de gingembre en poudre
  • 1 c. à café de cannelle en poudre
  • 150 g de miel liquide
  • 250 g de marmelade d'orange
  • 2 c. à soupe d'eau chaude
  • 100 g de beurre
  • beurre pour le moule
  • une pincée de sel

Préparation
pour Pain d'épice de Soline

1
Préchauffez le four th.3 (170ºC).
2
Faites fondre le beurre à feu doux avec le miel, tamisez la farine, la levure, le gingembre, la cannelle et le sel ensemble.
3
Faites un creux au centre, versez doucement la préparation de miel et de beurre dans le centre en mélangeant.
4
Ajoutez ensuite la marmelade, l'oeuf, l'eau et mélangez à nouveau le tout. La pâte doit être onctueuse et coulez d'une cuillère inclinée si elle est trop ferme, ajoutez un peut d'eau. Versez la pâte dans un moule à cake beurré et enfournez.
source : cuisineaz

Football, Ligue 1 Ibrahimovic : «Je peux encore faire mieux»

Même si ce ne fut pas son meilleur match de la saison, la star suédoise a encore été décisive contre Troyes (4-0) avec deux passes décisives et deux buts.
Zlatan, comment analysez-vous cette large victoire?
Zlatan Ibrahimovic : L’équipe a bien joué. C'est une victoire importante après nos deux défaites à domicile. Marquer quatre buts, c’est un signal fort envoyé à la concurrence. C’était important d'envoyer ce message. Nous avions la volonté de gagner pour nos supporters.
Vous avez encore été décisif ce soir (Ndlr : samedi soir)...
J’ai réussi deux passes décisives et deux buts. Je me suis bien senti. J’avais dit que je voulais m’améliorer et mieux jouer. Je peux encore faire mieux. Je veux toujours bien jouer chaque match et m'améliorer à chaque entraînement. J’ai beaucoup de responsabilités. J’essaye de faire mon job le mieux possible.
La crise ? Ça fait dix ans que je la vis et c'est ce qui fait que je gagne
—
Aviez-vous une pression particulière ?
Je sens la pression depuis dix ans que je joue, partout où je passe. On doit savoir jouer sous la pression. J’aime bien jouer sous la pression. Et ce n'est pas à cause de deux défaites que j'ai senti la pression. C'est surtout moi qui me la mets. Je suis là pour gagner. Et en équipe je crois qu'il faut qu'on ait la pression. L’équipe est là pour gagner.
L'équipe est-elle sortie de la crise?
La crise ? C'est bien que ce soit la crise. Ça fait dix ans que je la vis et c'est ce qui fait que je gagne.
Voulez vous porter le brassard de capitaine?
Non, je ne veux pas être le capitaine de l’équipe. Je joue depuis des années et je n’ai jamais porté le brassard. Mon contrat ne porte que sur trois ans. Celui qui sera le capitaine, c’est quelqu’un qui est là pour de longues années.
source : sport24

Ce que Nicolas Sarkozy a dit au juge

Le quotidien Sud-Ouest a pu se procurer le compte-rendu de l'audition de l'ancien président de la République par le juge Gentil dans l'affaire Bettencourt. Nicolas Sarkozy nie avoir reçu le moindre euro de la milliardaire.

Douze heures d'audition, et 32 pages de procès-verbal. Le journal Sud-Ouest s'est procuré le compte-rendu de l'audition de Nicolas Sarkozy à Bordeaux, dont il est ressorti sous le statut de témoin assisté. L'ancien président de la République nie avoir reçu des dons illicites de la part du couple Bettencourt, qu'il fréquentait à peine. Voici ses principaux axes de défense.

• Une non-intimité avec la famille Bettencourt

Non, Nicolas Sarkozy n'est pas un proche de la famille milliardaire de Neuilly-sur-Seine. «En quinze ans, je n'ai souvenir que d'un dîner chez les Bettencourt. Je peux le dater car je m'y étais rendu avec ma femme Cécilia», affirme l'ancien président au juge. «À l'époque, on disait que les intimes des Bettencourt étaient les Mitterrand et leur entourage». Ce n'est qu'en 2002, avec la victoire de Jacques Chirac à la présidentielle, que la famille héritière de l'empire L'Oréal se rapproche de l'UMP.
Si Nicolas Sarkozy reconnaît avoir rendu visite à André Bettencourt le 24 février 2007, pour le remercier d'une lettre de soutien, il affirme qu'il est «celui qui est allé le moins souvent lui rendre visite parmi les personnalités politiques citées par le personnel de maison de M. et Mme Bettencourt, à savoir les Bérégovoy, Hubert Védrine, les Chirac et Michel Sapin» [L'actuel ministre du Travail a tenu à préciser qu'il s'agissait d'une confusion entre lui et un homonyme dont le nom s'orthographie «Michel Sappin» ancien collaborateur de Charles Pasqua au ministère de l'Intérieur, devenu plus tard préfet de la région Paca, NDLR].

• Des rendez-vous avec Liliane Bettencourt sans lien avec l'argent

Nicolas Sarkozy s'est expliqué sur deux rendez-vous avec la milliardaire, les 5 novembre 2007 et 2008. L'ancien président nie que Liliane Bettencourt soit venue lui réciter des propos appris par cœur par son entourage, lui promettant son soutien pour toute sa présidence. «Jamais elle ne se serait permis de tenir des propos d'une telle nature.» Nicolas Sarkozy affirme que l'état de santé de la vieille dame était bon. «Elle n'est pas aidée pour parler, pour se lever. Elle ne bégaie pas. Elle est très bien habillée, soignée. Elle ne dit aucune invraisemblance.» Quant à l'objet de sa visite, il s'agissait de l'aider «à se réconcilier avec sa fille», Françoise Meyer-Bettencourt.
L'objet de son second rendez-vous, le 5 novembre 2008, est, selon Nicolas Sarkozy, protégé par sa fonction de président de la République. «[Ce rendez-vous] a eu lieu pendant ma journée de président. L'article 67 de la Constitution règle ces questions sans ambiguïté. Si je dois rendre compte d'un rendez-vous en tant que président de la République et à la présidence de la République, ce sera devant la Haute Cour.»
Il estime qu'il n'a «pas à se reprocher d'avoir reçu Liliane Bettencourt à sa demande, accompagnée d'un monsieur que je n'ai jamais vu et qui s'est avéré être Patrice de Maistre. J'ai donné rendez-vous à la première actionnaire de la première entreprise de France, une des premières contribuables de France et, enfin, quelqu'un que je connaissais depuis Neuilly.»

• Les rencontres Woerth-de Maistre n'ont rien à voir avec lui

Pour Nicolas Sarkozy, c'est clair. Ce qui a pu se passer entre son trésorier de campagne et la famille Bettencourt durant la campagne présidentielle n'ont rien à voir avec lui. «André Bettencourt n'a jamais pris rendez-vous avec moi pour le financement de la campagne, car je ne m'en occupe pas. Il y a un fossé infranchissable avec le candidat (…) Je ne fais aucun chèque, je ne règle aucune dépense et je ne reçois rien.» Quant à Eric Woerth, il «ne me parle jamais des donateurs (…) Jamais il ne me parle de Patrice de Maistre et des Bettencourt.»
L'ancien président garde cet axe de défense lorsque que le juge lui évoque les 400.000 euros rapatriés des comptes suisses des Bettencourt en avril 2007. «Que Liliane Bettencourt ait parlé argent avec Patrice de Maistre ou qu'elle ait fait venir de l'argent de Suisse, en quoi ça me concerne?» Idem lorsque le témoignage de Claire Thibout est abordé. Cette dernière affirme que le gestionnaire de fortune lui a demandé de retirer 150.000 euros en argent liquide, qu'il aurait ensuite remis à Eric Woerth. «Patrice de Maistre? Je n'ai aucun rapport avec lui, puisqu'il est établi qu'à cette date, je ne l'ai jamais rencontré. Patrice de Maistre rencontre mon trésorier. Mon trésorier conteste formellement avoir touché de l'argent. Quel est l'élément factuel concordant grave qui peut me mettre en cause?»

• Une absence de preuves factuelles

«Moi, Nicolas Sarkozy, en tant que tel, quel don aurais-je obtenu? Quelle demande aurais-je faite et au cours de quel rendez-vous? Quel élément factuel peut m'être opposé? (..) Je n'ai jamais rien reçu, jamais rien demandé», affirme l'ancien président.
«Quand je vous dis que j'ai découvert Patrice de Maistre le 5 novembre 2008 en ouvrant la porte de mon bureau, je vous demande de me croire. Je connais les Bettencourt depuis que j'ai 28 ans [âge où il est devenu maire de Neuilly, NDLR]. J'en ai 57. J'ai fait cinq campagnes municipales. Ils ne m'ont jamais donné un sou et je ne leur ai jamais rien demandé. Je n'allais pas commencer à 52 ans comme président de la République.»
Nicolas Sarkozy conclut sa longue audition en expliquant «comprendre la démarche du juge». «Mais ce n'est pas facile. M'imaginer profiter de la faiblesse d'une vieille dame …»
source : Le Figaro
 

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