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vendredi 23 septembre 2011

Une succession de drames qui vont nourrir l'oeuvre du peintre norvégien


Edvard Munch est une proie de choix pour les biographes. Drames, scandales, violence, sexe et mort, rien n'y fait défaut. Le dernier ouvrage paru, celui de l'écrivain norvégien Atle Næss, est ainsi intitulé Munch, les couleurs de la névrose (éd. Hazan, 480 p., 24 €).

Munch naît le 12 décembre 1863 à Loten, en Norvège, et grandit à Christiana - devenu Oslo après l'indépendance du pays en 1905. Le père est médecin militaire, à la morale puritaine stricte. La maladie et la mort écrasent son enfance. Sa mère succombe à la tuberculose en 1868, puis sa soeur Sophie. Une autre soeur souffre de dépression et son frère meurt quelques mois après s'être marié. De ces tragédies naît la première toile dans laquelle le peintre, après une formation conventionnelle, s'efforce de s'en dégager : L'Enfant malade, de 1885, sujet sur lequel Munch est par la suite revenu plusieurs fois. L'oeuvre porte la trace du premier séjour de Munch à Paris, en 1885, le temps de s'initier à l'impressionnisme et de renoncer à l'exécution minutieuse exigée par le réalisme.
Cette libération se poursuit à Christiana dans la deuxième moitié de la décennie, jusqu'au retour à Paris à l'automne 1889, grâce à une bourse accordée par l'Etat norvégien pour trois ans. Manet, Whistler, Gauguin, Van Gogh deviennent des références essentielles. Comme elles sont alors loin d'être acceptées, Munch fait vite l'expérience de la réprobation, dans son pays natal, mais aussi à Berlin, où ses toiles, présentées à l'automne 1892, font hurler.
Coup de revolver
Ce scandale a deux conséquences. Il fait de l'artiste une figure en vue dans l'Europe du Nord et en Allemagne et il le décide à rester à Berlin, jusqu'en 1896. De ces années datent plusieurs des toiles les plus connues, Le Cri, La Peur, et l'ensemble La Frise de la vie, cycle symbolique. En 1896, il est de retour à Paris, pour des sessions de gravures et de lithographies. Deux ans plus tard, l'artiste revient dans son pays natal, où il fait la connaissance de Tulla Larsen. Leur amour commence bien par un long voyage en France et en Italie et finit cruellement en 1902 sur un affrontement au cours duquel Munch se blesse d'un coup de revolver. Bien que cette année soit aussi celle de l'exposition à la Sécession de Berlin qui achève de le consacrer, c'est ce drame que les biographes retiennent. Munch y trouve matière à des séries sanglantes, dans lesquelles il change Tulla en Charlotte Corday et lui-même en Marat. Cela ne suffit pas à exorciser sa souffrance. En 1908, atteint de dépression, il séjourne six mois dans une clinique de Copenhague.
L'apaisement ne vient que progressivement, en grande partie dans l'isolement. En 1916, Munch achète une maison dans la campagne, près d'Oslo. Il y vit seul, ce qui ne l'empêche pas d'exposer, de recevoir des amateurs et des admirateurs et de vérifier que sa gloire résiste au temps. Il meurt durant la guerre, le 23 janvier 1944, à Ekely, près d'Oslo, non sans avoir légué à la ville un millier de toiles et 4 500 oeuvres sur papier qui ont formé le fonds du Munch Museum.
Philippe Dagensource:Le Monde.fr


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