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lundi 23 avril 2012

François Hollande appelle au rassemblement

«Le 6 mai, je veux une victoire, une belle victoire, à la hauteur de la France,
de son Histoire et de son avenir», a lancé, dimanche à Tulle, François Hollande à ses partisans réunis au Centre culturel et sportif de son fief corrézien.
Crédits photo : Christophe Ena/AP


Arrivé en tête au premier tour, le candidat socialiste dispose de moins de réserves de voix que prévu.

Il a parlé avec gravité, mais avec le sourire. Arrivé en tête au premier tour de la présidentielle, François Hollande s'est exprimé à 21h20, depuis Tulle, son fief. Plus tard que prévu, le temps d'analyser les résultats. Le candidat socialiste a obtenu dimanche 28,6%, selon les premières estimations de TNS Sofres, lui «permettant d'être le mieux placé pour devenir le prochain président de la République», a-t-il souligné. C'est, selon lui, «le premier fait majeur» du scrutin.
Deuxième enseignement: «La sanction du quinquennat qui s'achève et du président sortant, dont le discours a fait le jeu de l'extrême droite», a dénoncé le candidat socialiste. C'est le dernier fait marquant: le score du Front national, score qui «appelle à un sursaut de la République».
Cette «colère sociale», comme dit un des proches du candidat, a déstabilisé les socialistes. «Ce n'est pas un problème pour le second tour, mais pour la suite», analyse un ténor du PS. Les reports de voix sont toujours très favorables pour François Hollande. «Il y a des réserves à gauche, il n'y en a pas à droite», a assuré l'ancien premier ministre Lionel Jospin. Selon deux sondages, Ifop et Ipsos, réalisés dans la soirée, le socialiste l'emporterait avec 54%. Voire avec 56%, selon l'institut CSA. Les socialistes ne cachaient pas leur satisfaction, même s'ils ont accueilli les résultats «sans euphorie», précise-t-on.

Écart plus faible qu'annoncé

L'objectif est désormais fixé au 6 mai. «Je deviens par le vote des Français le candidat de toutes les forces qui veulent clore une page et en ouvrir une autre», a affirmé François Hollande en appelant à un rassemblement «le plus large possible» autour de lui. «Maintenant, c'est le changement ou la continuité», a résumé la première secrétaire du PS, Martine Aubry.
En arrivant devant Nicolas Sarkozy, François Hollande réalise une performance puisque jamais dans l'histoire de la Ve République un challenger n'avait réussi à devancer le président sortant au premier tour. Ce qu'a immédiatement souligné Martine Aubry sur TF1. Il réalise aussi le meilleur résultat d'un socialiste au premier tour d'une présidentielle depuis François Mitterrand en 1988. Certes, l'écart est plus faible qu'annoncé par les derniers sondages: environ un point et demi d'avance pour François Hollande, selon les estimations à 22h30. Mais François Hollande assurait encore il y a quelques semaines qu'il ne pensait pas arriver en tête. Les socialistes ont unanimement analysé le scrutin comme une sanction du président-candidat. «Nicolas Sarkozy est un président désavoué et un candidat isolé. C'est un homme seul (qui) ne dispose de pratiquement aucune réserve de voix pour le second tour», a assuré le numéro deux du PS, Harlem Désir. Autant de raisons de se réjouir au PS.
Mais François Hollande fait désormais ses comptes. Après s'être inquiétés d'un score trop élevé de Jean-Luc Mélenchon, les socialistes pourraient le trouver trop bas. Dimanche soir, les responsables du PS ont étudié de près le total des voix de gauche, plus élevé qu'en 2007. D'ailleurs, François Hollande a immédiatement rendu hommage à Jean-Luc Mélenchon et à Eva Joly en les citant nommément. Il a aussi tendu la main aux électeurs centristes de François Bayrou en se disant «attaché à une République exemplaire». Mais Hollande a d'ores et déjà affirmé qu'il n'y aurait pas de négociation avec les autres partis politiques.
L'inquiétude, c'est le résultat de Marine Le Pen, qui réalise une performance meilleure que Jean-Marie Le Pen en 2002. En fin de campagne, les socialistes avaient senti une remontée de la candidate d'extrême droite. «Durant nos séances de porte-à-porte, on a croisé des électeurs de Le Pen dans des endroits où il n'y en avait pas avant», racontait un membre de la direction la semaine dernière, citant la Bretagne. Durant la campagne, François Hollande lui-même n'avait cessé de lancer des mises en garde dans ses discours contre la tentation du vote extrême.
Les socialistes devront aussi parler à cet électorat-là. Il faut «s'adresser» à eux, «les comprendre», a ainsi estimé Ségolène Royal. «Le score du FN est élevé, ça ne sert à rien de le nier. Ce vote protestataire doit se transformer en un vote de changement.» Au PS, on veut croire que l'addition des voix de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen ne sera pas possible.
Avant de quitter Tulle pour Paris en avion privé dans la nuit, François Hollande a rejeté sans attendre la proposition de son adversaire d'organiser trois débats entre les deux tours. Dans la nuit, il devait peut-être rejoindre son QG pour une ultime réunion.
source: Le Figaro

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