Écrasé par les dettes, le club catalan va mettre tout son effectif sur le marché des transferts pour se renflouer. Un fonds de pension s'est proposé pour racheter des parts des joueurs, lui versant ainsi une avance sur transfert.
Austérité budgétaire
Surnommé le «Merkel» masculin du ballon rond, l'homme s'est fixé un objectif clair: «zéro déficit». L'intention est louable, à l'approche de l'entrée en vigueur des exigences du fair-play financier. Mais l'équation n'est pas simple à résoudre. Dès lors, seule la vente des «perruches», surnom donné aux joueurs du club, permettrait de respecter cette orthodoxie financière. Très critiquée, la mesure radicale a toutefois retenu l'attention d'un fonds de pension anglais, qui s'est porté acquéreur de «parts» de plusieurs joueurs.Un accord de principe a été trouvé il y a quelques jours pour s'arroger une partie des droits de transferts sur quatre joueurs du club, dont le défenseur mexicain vedette Hector Moreno. Ce principe simple permet à l'Espanyol Barcelona de recevoir une avance sur transfert de la part de cet investisseur original, tout en profitant de ses joueurs jusqu'à la fin de la saison.
Pour le fonds de pension, c'est le moyen de toucher une confortable commission (entre 15 et 20%) lors du transfert effectif des joueurs concernés. Au total, selon le quotidien sportif espagnol Sport, l'Espanyol empocherait immédiatement, via ce dispositif, 2,4 millions d'euros. Au vu des finances des clubs espagnols, probable que ce procédé courant outre-Manche se développe rapidement en Liga. En attendant pour l'Espanyol, reste à vérifier si le procédé se révèle aussi profitable d'un point de vue sportif la saison prochaine.
source: Le Figaro