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dimanche 22 avril 2012

Menacé de faillite, l'Espanyol Barcelone vend ses joueurs

Joueurs du RCD Espanyol Barcelone, lors d'un derby avec le FC Barcelone en août 2011.


Écrasé par les dettes, le club catalan va mettre tout son effectif sur le marché des transferts pour se renflouer. Un fonds de pension s'est proposé pour racheter des parts des joueurs, lui versant ainsi une avance sur transfert.

Alors que se jouait samedi soir le clasico FC Barcelone-Real Madrid, c'est bien l'autre formation de football professionnelle de la ville, l'Espanyol Barcelone, qui a fait couler le plus d'encre ces dernières semaines. Comme la zone euro, le club prend en effet les grands moyens pour assainir ses finances. En mars dernier, le patron depuis juillet 2011 de l'actuel dixième du championnat espagnol de première division, Ramon Condal Escudé, n'a pas hésité expliquer qu'il mettrait tous ses joueurs sur le marché des transferts à la fin de la saison, pour renflouer les caisses. Car le RCD Espanyol, c'est près d'un million de pertes en 2011 et une dette de 148 millions d'euros (dont près de 69 millions d'euros envers le fisc espagnol). Abyssal, alors que le budget du club oscille selon les années entre 40 et 45 millions d'euros.

Austérité budgétaire

Surnommé le «Merkel» masculin du ballon rond, l'homme s'est fixé un objectif clair: «zéro déficit». L'intention est louable, à l'approche de l'entrée en vigueur des exigences du fair-play financier. Mais l'équation n'est pas simple à résoudre. Dès lors, seule la vente des «perruches», surnom donné aux joueurs du club, permettrait de respecter cette orthodoxie financière. Très critiquée, la mesure radicale a toutefois retenu l'attention d'un fonds de pension anglais, qui s'est porté acquéreur de «parts» de plusieurs joueurs.
Un accord de principe a été trouvé il y a quelques jours pour s'arroger une partie des droits de transferts sur quatre joueurs du club, dont le défenseur mexicain vedette Hector Moreno. Ce principe simple permet à l'Espanyol Barcelona de recevoir une avance sur transfert de la part de cet investisseur original, tout en profitant de ses joueurs jusqu'à la fin de la saison.
Pour le fonds de pension, c'est le moyen de toucher une confortable commission (entre 15 et 20%) lors du transfert effectif des joueurs concernés. Au total, selon le quotidien sportif espagnol Sport, l'Espanyol empocherait immédiatement, via ce dispositif, 2,4 millions d'euros. Au vu des finances des clubs espagnols, probable que ce procédé courant outre-Manche se développe rapidement en Liga. En attendant pour l'Espanyol, reste à vérifier si le procédé se révèle aussi profitable d'un point de vue sportif la saison prochaine.
source: Le Figaro

 

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